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5 août, 2013

Le Soi, SIDDHARAMESHWAR Maharaj

Classé dans : — unpeudetao @ 16:12

Celui qui transcende la connaissance du monde matériel atteint la perfection. Les sciences du monde, celles des cinq éléments, ne vous permettent pas de l’atteindre. Si l’on explore ces sciences, on y trouvera facilement des imperfections puisque par nature les sciences du monde sont imparfaites. Ce n’est pas le cas de la science du Soi car quand vous l’avez accomplie on ne peut trouver de faille en vous. Celui qui a accompli la perfection a pour demeure le royaume des cieux.

 

Le sage a une approche spontanée de la vie. Ce qu’il fait bien sûr ne va pas dans le sens ordinaire parce qu’il agit sur la base du Soi qu’il a accompli.
Mais ce que l’on voit chez tous les êtres réalisés c’est qu’ils agissent en accord avec leurs paroles. C’est pour cela que ce qu’ils ont dit hier sera toujours vrai demain, ce qui n’est pas le cas des connaissances du monde matériel. Glaner des connaissances de seconde main et imiter, c’est tout ce que l’ignorant peut faire ! Il ne pense pas avant d’agir et se contente d’imiter stupidement. Il prend le relais là ou un autre ignorant s’est interrompu et même si rien n’est établi durablement il fera comme son prédécesseur.

 

L’aspirant embarque pour un pèlerinage vers le monde de l’au-delà des apparences. Ce monde n’est connu d’aucun être vivant puisqu’il ne fait pas partie du monde manifesté. Vous devez juste abandonner vos désirs et vous tenir comme un roc au milieu d’une foule qui transpire le désir ! Par ignorance, les gens croient que le monde de l’au-delà est un autre monde et qu’ainsi ils ne pourront jamais l’atteindre.

 

Vous voyagez à perpétuité dans un train qui s’arrête fréquemment pour différentes naissances jusqu’à ce que vous arriviez au terminus qui est la naissance humaine. C’est ici que vous pouvez arriver à votre destination, la réalité. Si vous travaillez à votre propre bien, en essayant d’acquérir la connaissance pour atteindre la réalité, vous descendez du train. Si vous ne le faites pas, vous continuez votre pèlerinage sans fin à travers nombre de naissances et de morts. Alors, réveillez-vous et travaillez à votre but ! Pendant toute votre existence vous oscillez entre bonnes et mauvaises actions, mais même si vous avez nombre d’actions justes à votre actif, il n’en résultera qu’une renaissance car ces actes ont été faits dans l’intention d’en retirer un bénéfice matériel ou du moins tangible. Le désir est la cause de la naissance et vous ne pourrez échapper à cette spirale des naissances et des morts que par la connaissance.

 

Durasha signifie  » mauvais désir  » [du, autre ; asha, désir], c’est le désir pour autre chose que le Soi. Le fruit que le disciple doit désirer n’est pas celui qui rassasie la faim, c’est celui de la connaissance qui le rendra immortel. Vous êtes enchaîné à l’illusion comme le boeuf est attaché à la roue du moulin. Comme lui vous tournez en rond, attaché à la roue des naissances. Les sages sont là pour mettre fin à votre errance dans le cycle des naissances.
En abandonnant le monde vous ouvrez les portes du royaume de la connaissance.

 

Pourquoi errer d’un lieu sacré à un autre quand vous avez 108 lieux saints près de votre coeur [il y a 108 lignes d’énergie qui convergent vers le chakra du coeur] ? L’homme mène une existence aussi futile que celle du buffle qui passe son temps à manger !

 

Le Soi est la seule chose qui importe mais, comme le buffle, vous vous concentrez sur quelque chose qui a aussi peu de valeur que le corps et vous passez votre vie, qui est si précieuse, à soigner son apparence et à satisfaire ses désirs. Oubliez le corps et efforcez-vous d’atteindre la connaissance parce que sans elle vous n’êtes qu’un cadavre ambulant ! Vous êtes mort pour le monde quand vous dormez. De même, alors que vous êtes dans l’état de veille, soyez mort pour le monde.

 

La naissance et la mort sont les conditions du corps grossier. Ce corps grossier n’est pas réel, mais vous y accordez une importance démesurée parce que vous le croyez vrai. Ne soyez pas le fou qui se donne en spectacle au festival de Shimga. Déguisé en ours, il se comporte comme un ours : cet homme serait pris pour un fou dans la vie quotidienne ! Vous portez toute votre attention au corps et vous en devenez esclave car vous oubliez que vous êtes le Soi qui est à la base même de ce corps. Vous le cajolez comme l’ours du spectacle cajole ses petits. N’êtes-vous pas devenu fou ?

 

SIDDHARAMESHWAR Maharaj (1888-1936).

 

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Une réponse à “Le Soi, SIDDHARAMESHWAR Maharaj”

  1. unpeudetao dit :

    SIDDHARAMESHWAR Maharaj est né en 1888 à Pathri, un petit village du district de Sholapur dans l’état du Maharashtra, en Inde. Il a réalisé le Soi à travers la voie de la méditation enseignée par son Maître Bausaheb Maharaj.

    Siddharameshwar Maharaj était un Maître d’une envergure exceptionnelle qui a donné la compréhension ultime à de nombreux disciples, dont Ranjit Maharaj et Nisargadatta Maharaj, avant de quitter son corps à l’âge de 48 ans en 1936.

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