2 mai, 2012

Le vent (Conte soufi)

Classé dans : — unpeudetao @ 14:26

 

      Un jour, un moustique vint auprès du prophète Salo-mon pour se plaindre :
      « O Salomon le Juste ! Les hommes et les djinns obéissent à tes ordres. L’oiseau et le poisson ont confiance en ta justice. Il n’est à ce jour nulle personne qui ne puisse en témoigner. Aide-nous car tu es celui qui vole au secours des faibles. Nous, les moustiques, nous sommes le symbole même de la faiblesse. »
      Le prophète Salomon lui dit :
      « O toi qui souhaites la justice ! Dis-moi de qui tu as à te plaindre. Qui est celui qui te torture ? Il est étonnant qu’un tel tortionnaire ait pu échapper à ma justice. Car, à ma naissance, l’injustice est morte de même que l’obscurité disparaît au lever du jour. »
      Le moustique :
      « J’ai à me plaindre du vent ! Ce sont ses mains de tortionnaire qui ballottent mon corps en tous sens. »
      Salomon lui dit :
      « Dieu m’a donné l’ordre suivant : N’écoute pas un plaignant si son ennemi n’est pas là. Même si ce plaignant raconte tous ses griefs en l’absence de son adversaire, ses plaintes restent irrecevables. Amène-moi ton adversaire si tu veux demander justice. »
      Le moustique :
      « Tu dis vrai. Le vent est mon adversaire et toi, tu es le seul qui puisse lui en imposer. »
      Salomon dit alors :
      « O vent ! Viens ici ! Car le moustique se plaint de toi et des tortures que tu lui infliges. »
      À cet instant, le vent obtempéra aux ordres de Salomon et vint se présenter devant le prophète. Le moustique prit aussitôt la fuite. Et Salomon le rappela :
      « Pourquoi t’enfuis-tu ainsi ? Viens si tu veux que nous résolvions ton problème. »
      Le moustique répondit :
      « O mon sultan ! aide-moi ! Lui, il représente la mort pour moi. Quand il vient, je ne peux pas rester. Il ne me reste qu’une solution : la fuite ! »
      Quand la lumière de Dieu se manifeste, il ne reste rien d’autre que cette lumière. Regarde les ombres qui recherchent la lumière. Quand celle-ci arrive, elles disparaissent.

 

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