• Accueil
  • > Les Deux Sœurs, le Chat noir et le Mandarinier (Conte)

10 octobre, 2013

Les Deux Sœurs, le Chat noir et le Mandarinier (Conte)

Classé dans : — unpeudetao @ 12:52

Jadis vivaient deux sœurs dans un village situé sur l’île de Cecu, en Corée. L’aînée épousa le fils d’un homme riche. Elle vivait heureuse et insouciante.
La cadette, devenue la femme d’un garde forestier, ramassait le bois pour le vendre au marché afin d’arrondir les fins de mois difficiles. Un jour elle se trouva fort contrariée car elle n’avait pas négocié tous ses fagots. Elle jeta à la mer le bois invendu, en offrande au dieu marin. Elle procéda ainsi plusieurs jours de suite. Finalement, une créature féminine surgit des flots et proféra ces paroles :
 » Je suis l’une des dames d’honneur du roi dragon. Il m’a chargée de vous conduire auprès de lui. Suivez-moi, je vous mènerai jusqu’à son palais. Si le roi vous propose un cadeau, demandez-lui un chat noir. « 

 

La femme du garde forestier suivit la dame d’honneur, elle pénétra dans le palais sous-marin du roi dragon. Elle fut merveilleusement accueillie et resta plusieurs jours. Mais le moment arriva où elle dut retourner sur la terre ferme. Le roi dragon lui dit alors :
 » J’ai l’intention de t’offrir un souvenir de ton séjour dans mon royaume. Que désires-tu ? « 
La femme répondit :
 » Je voudrais bien le chat noir qui vit dans votre palais ! « 
Elle obtint le chat et, la bête sous le bras, retourna chez elle. Entre-temps, la dame d’honneur lui avait fait certaine recommandation :
elle devait donner au chat cinq poignées de pois rouges à manger par jour. Ce que la femme fit sans tarder. Le chat se mit alors à déféquer.. Cinq poignées d’or quotidiennement.
La sœur cadette devint riche en peu de temps, ce qui provoqua chez sa cupide sœur aînée une intense jalousie. Se doutant de quelque chose, cette dernière demanda à sa sœur si soudainement fortunée si elle pouvait lui emprunter le chat quelque temps. La puinée ne pouvait refuser ; elle prêta donc l’animal. Mais la femme de l’homme riche voulait toujours davantage d’or. Elle entreprit de donner au chat non plus cinq poignées de pois rouges par jour mais dix fois plus ! Jusqu’à cinquante poignées de pois par jour !

 

Le chat ne donna plus d’or, il creva. La cadette alla chercher la dépouille de l’animal et l’enterra tristement dans la cour de sa maison. Sur sa tombe poussa un mandarinier, un arbre qui, depuis cette époque lointaine, abonde sur l’île de Cecu.

 

Conte  coréen extrait du livre  » Histoires de chats  » de Marilyne Plénard.

 

*****************************************************

 

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose