16 août, 2017

Les larmes, Louis DAUVÉ

Classé dans : — unpeudetao @ 17:40

(Au Docteur P. Lambry).

Ô Larmes ! qui coulez en jets capricieux

Sur sa peau de velours d’une finesse extrême,

Vous renfermez en vous plus d’un divin poème :

Vous êtes les brillants du Ciel de ses beaux yeux ;

Ô chères Larmes ! vous, faites de l’Amour même,

Vous êtes des présents pour nous venus des cieux :

C’est par vous qu’on promet d’aimer plus, d’aimer mieux ;

Après vous l’on ressent bien plus fort que l’on aime.

Ô Larmes ! bien souvent, vous êtes la douleur ;

Parfois lorsque périt un enfant, douce fleur,

Et vous êtes aussi bien trop souvent la Haine…

Mais pleurs de douleur, haine ou grand amour vainqueur,

Fruits bénis de notre âme ou navrée ou sereine,

Vous êtes des ruisseaux dont la source est au cœur.

Louis DAUVÉ (XIXe siècle).

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