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8 octobre, 2013

L’homme riche et le rat mort (Conte bouddhiste)

Classé dans : — unpeudetao @ 18:33

Autrefois, le Bodhisattva était un grand maître de maison ; ses richesses accumulées égalaient celles du roi ; il se plaisait constamment à secourir les pauvres ; sa bonté atteignait tous les êtres vivants ; il acceptait tous ceux qui se réfugiaient auprès de lui, de même que la mer reçoit en elle les cours d’eau.
Or, le fils d’un de ses amis, par sa conduite déréglée, en vint à dissiper tout son patrimoine ; le maître de maison eut pitié de lui et lui donna ces instructions :
 » Si vous pratiquez votre profession avec sagesse, vous en retirerez un bonheur et des avantages infinis. Je vous donne mille onces d’or pour que cela vous serve de capital. « 
L’autre répondit qu’il acceptait avec respect et qu’il ne se permettrait pas de contrevenir à ces prudents avertissements ; il se mit ensuite à faire le commerce.

 

Cependant le caractère de cet homme était pervers et sa conduite était partiale ; il aimait rendre un culte aux démons et aux êtres malfaisants ; il s’adonnait sans mesure au vin et à la joie ; ayant épuisé tout son argent, il redevint pauvre. Cela se répéta à cinq reprises, et cinq fois il dépensa tout ce qu’il avait ; à bout de ressource, il revint encore demander la protection du maître de maison. Précisément alors, sur un tas de fumier qui était devant la porte de ce dernier, il y avait un rat mort ; le maître de maison le lui montra en disant :
 » Un homme de bien qui serait intelligent pourrait gagner sa vie et faire fortune avec ce rat mort, tandis que vous, même avec mille onces d’or, vous vous laissez réduire à la misère. Maintenant, je vais vous donner encore une fois mille onces d’or. « 
Or, un mendiant était à quelque distance et entendit ses enseignements. Tout déconcerté, il se sentit ébranlé ; il s’avança pour mendier de la nourriture, puis s’en alla en emportant ce rat. Pour se conformer aux excellentes instructions qu’il avait entendues, il mendia tous les assaisonnements nécessaires, les combina et fit rôtir son rat qu’il vendit pour deux pièces de monnaie ; avec cela, il fit ensuite le commerce de légumes et se procura plus de cents pièces de monnaie ; partant de peu pour arriver à de brillants résultats, il devint un homme fort riche.
Un jour qu’il était seul, il songea à ceci :
 » J’étais au début un mendiant, comment ai-je pu me procurer une telle fortune ? « 
Il comprit soudain et dit :
 » C’est parce que le sage maître de maison a donné une leçon à cet autre sot que j’ai pu acquérir ces richesses ; or celui qui reçoit un bienfait et ne s’en montre pas reconnaissant peut être appelé un ingrat. « 
Il fit alors une table d’argent ; il fit en outre un rat d’or et, après lui avoir rempli le ventre de toutes sortes de joyaux, il le posa sur cette table en l’entourant d’une foule de parures précieuses ; il disposa toutes sortes d’aliments délicats ; il offrit le tout en présent à ce maître de maison et lui exposa pourquoi il le faisait en lui disant :
 » Maintenant, je m’acquitte envers votre bonté céleste. « 
Le maître de maison lui réplique :
 » Excellent vraiment est l’homme qu’on peut instruire. « 
Il lui donna alors sa fille en mariage et lui confia sa demeure et tous ses biens.

 

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