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19 novembre, 2012

Lierre, Pauline de FLAUGERGUES

Classé dans : — unpeudetao @ 3:43

As-tu quelque douleur qu’elle ne m’appartienne ?
Ton âme ne s’est point confiée à la mienne,
Et pourtant sur ton front, ami, j’ai vu, tracés,
Des plis par l’insomnie ou la fièvre laissés.

 

Sur ta force appuyée, et la main dans la tienne,
J’ai marché sans effroi, six ans déjà passés.
Que mon bras à son tour t’enlace et te soutienne,
Si la route un moment meurtrit tes pas lassés !

 

Aux lieux de mon enfance (il m’en souvient encore)
Du merveilleux clocher d’où l’angélus sonore
Vibre tout près du ciel, un lierre enceint les pieds ;

 

Et l’on dit : Gardons-nous de toucher à l’arbuste,
Honneur à ses rameaux ! car de la tour robuste,
Les flancs qui l’ont nourri par lui sont étayés.

 

Pauline de FLAUGERGUES (1799-1878).

 

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