• Accueil
  • > Moi, je et nous voudrions, Bluette STAEGER (Extrait de « Amour, solidarité et action. »)

22 avril, 2012

Moi, je et nous voudrions, Bluette STAEGER (Extrait de « Amour, solidarité et action. »)

Classé dans : — unpeudetao @ 8:57

Installé dans un rutilant confort tendrement moelleux,
Je pense me la couler douce, sous de bons cieux,
Et satisfaire mes besoins et mes désirs jusqu’à la mort
Sans regarder ailleurs, centré sur mon propre décor.

 

Eh oui, j’en ai bavé pour m’acheter une petite maison,
Une voiture, une moto, un chien et des télévisions !
J’ai travaillé dur, alors, j’ai des droits de propriétaire
Et vous voudriez que je regarde, là-bas, la misère !

 

Nous voudrions que tu écoutes attentivement le vent
Qui « hurle » la douleur et les larmes des pauvres gens.

 

Je me suis offert une piscine avec un soleil artificiel,
Je n’invite pas qui veut à profiter de mes avoirs,
Ma femme, mes gosses, mes amis le samedi soir
Me suffisent amplement sous mon toit sans ciel.

 

J’habite un pays neutre où aucun risque n’est possible,
La guerre est à cent lieux et elle n’est pas si terrible,
Après tout, s’ils veulent se battre, ce n’est pas si grave,
Ce sont des Noirs, des arabes ou des Slaves.

 

Nous voudrions que tu écoutes attentivement le vent
Qui « hurle » la douleur et les larmes des pauvres gens.
Ce sont nos multinationales qui sèment la zizanie
Pour s’enrichir, encore et encore, au mépris de la vie.

 

Mon patron, lui, il a construit son usine de ses mains,
On y fabrique de gros canons, mais c’est bien
Puisqu’il emploie patriotiquement trois mille ouvriers,
Hélas, des fainéants que je dois souvent rudoyer !

 

Il y a trop de gens qui perdent leur temps à manifester
Pour les femmes, les réfugiés, au lieu d’aller bosser,
Alors que peut-on me reprocher, je ne m’amuse pas à ça ?
Je ne suis pas sans logis et sans pouvoir d’achat.

 

Nous voudrions que tu écoutes attentivement le vent
Qui « hurle » la douleur et les larmes des pauvres gens.
Ce sont nos multinationales qui sèment la zizanie
Pour s’enrichir, encore et encore, au mépris de la vie.
Pour les déshérités, nous demandons la compréhension
Car il n’y a pas de salaires pour toute la population.

 

Je ne suis pas un antisocial, un égoïste ou un raciste,
Je donne de l’argent pour la chaîne du bonheur,
Histoire d’éloigner de chez moi la pauvreté, le malheur,
Et dire que l’on me traite de monstrueux fasciste !
Même si cette inéluctable vérité peut vous paraître sadique,
La bonté, la générosité sans profit n’existent pas,
De croire aux bons sentiments, c’est entièrement utopique.
Qu’apporteront vos bonnes actions lors d’un trépas ?

 

Nous voudrions que tu écoutes attentivement le vent
Qui « hurle » la douleur et les larmes des pauvres gens.
Ce sont nos multinationales qui sèment la zizanie
Pour s’enrichir, encore et encore, au mépris de la vie.
Pour les déshérités, nous demandons la compréhension
Car il n’y a pas de salaires pour toute la population.
Si tu voulais bien voir les autres, tu te rendrais compte
Que dans leurs yeux clairvoyants se reflète ta honte.

 

De nos jours, il faut être combatif, le plus fort, le meilleur.
Regardez, l’Amérique est respectée, un impérialisme
Qui sait heureusement être cruel et vindicatif à ses heures,
Et vous aimeriez que j’abandonne mon égocentrisme ?

 

On ne doit pas tout tolérer, les femmes doivent se taire
Pour que leur mari et leur père les exhibent, fiers.
Cela éviterait bien des remises en question, parbleu !
Voilà, même si cela, pour vous, peut-être odieux !

 

Nous voudrions que tu écoutes attentivement le vent
Qui « hurle » la douleur et les larmes des pauvres gens.
Ce sont nos multinationales qui sèment la zizanie
Pour s’enrichir, encore et encore, au mépris de la vie.
Pour les déshérités, nous demandons la compréhension
Car il n’y a pas de salaires pour toute la population.
Si tu voulais bien voir les autres, tu te rendrais compte
Que dans leurs yeux clairvoyants se reflète ta honte.
Nous aimerions que tu donnes un brin d’humanité,
Cela soulagerait ton coeur lourd, dur et ficelé.

 

*****************************************************

 

 

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose