8 juillet, 2009

06. Voir ce qui est et aimer

Classé dans : — unpeudetao @ 21:02

 
Voir ce qui est et aimer sont inséparables. Ne pouvoir aimer est une attitude qui vient de ce qu’on ne voit pas au-delà des apparences, de ce qu’on ne voit
pas les êtres tels qu’ils sont. Quand je dis: « Ecoute ton cœur, mais garde ta tête », je ne veux pas dire: « Ecoute tes émotions ou ta passion ». Non. Je
dis: « Laisse pénétrer le niveau de ton être qui est sans passion, qui voit sans préjugés et sans attaches ». Mais il faut aussi garder sa tête, et ne pas
avoir peur d’être scientifique, de se poser des questions et de chercher jusqu’au bout. La vraie connaissance, c’est l’amour vrai et l’astral est un miroir
nous permettant de voir combien en nous la connaissance est séparée de l’amour. Combien la connaissance sans le Cœur est ouverte à l’illusion des passions,
et combien aussi la passion sans l’intelligence du Cœur est réduite à du tourment aveugle. L’astral nous fait voir combien la connaissance dans nos croyances
et préjugés est fondée sur un mensonge, celui de ne pas se voir, de ne pas se reconnaître, ce qui empêche de pouvoir percer le monde projeté autour de
nous.
Je dirais finalement que les interprétations fausses et les malentendus, qu’il est bon d’avoir traversés afin de se connaître, pour ensuite dépasser ces
fausses croyances, viennent de ce qu’on ne perçoit pas les structures derrière les apparences. Il est curieux que, même pour les physiciens, l’ego soit
une illusion, que le fait de se croire chacun séparé de l’ensemble soit une pure chimère, une habitude d’ignorance et d’aveuglement, niée par la réalité
physique à son niveau le plus fondamental. L’ego fait se retirer de l’univers, c’est un retrait de la vie, un refus de l’ensemble pour se cantonner dans
son exclusivité, qui est l’illusion de base.
Mais l’univers et la vie nous apprennent que ce que l’on fait à l’autre, à la nature, aux humains, aux animaux, c’est à soi-même qu’on le fait. On ne peut
éviter que l’espace soit rond, que la vie et la conscience soient rondes, que le sens universel ait la rondeur d’un globe, d’une balle. Tout se reflète
et se boucle, tout message revient, tout retour est miroir d’un envoi. Tout point de départ est point d’aboutissement. Nous n’avons ni commencement ni
fin. C’est dans cette ignorance de base, qui est notre expérience de nous-mêmes en tant qu’egos individuels absolument séparés, c’est de cette fausse expérience
de base que vient tout le reste. C’est là la source de tous nos problèmes. Si les mots peuvent changer la culture, c’est-à-dire les façons de penser et
de sentir, ils ne changent pas l’être.
Le vocabulaire est tellement répandu, il a si bien infiltré nos conversations, qu’en le répétant on se croit en train de vivre la réalité qu’il représente,
alors que nous voltigeons simplement dans des concepts sans toucher à la vie. Ce qui est au-delà ou en deçà de la pensée ne peut être atteint par elle.
Ce qui est au-delà de l’émotions et du visible ne peut non plus être atteint par aucune de ces choses. Le fait de pouvoir citer les plus beaux textes du
monde, de laisser tomber à point nommé des vocables bien-sonnants et pondéreux n’y change absolument rien. Je ne crois pas que c’est en répétant des affirmations
qu’on finirait par attraper un état de conscience. Si tu ne faisais que répéter à satiété ces formules, cela ne te donnait pas l’état décrit par ces mots.
Tu pourrais évidemment faire un peu d’autohypnose qui permettrait à ton mental d’être moins actif, mais la transformation par le Cœur ne se fait pas tout
d’abord ou avant tout par des mots.

 

 

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