8 juillet, 2009

10. La souffrance est la réponse

Classé dans : — unpeudetao @ 21:09

 

 
Il n’y a rien à faire, la souffrance est la réponse automatique que nous donne notre corps lorsque nous vivons dans l’illusion d’être coupé de la Source
et que nous voulons vivre la vie comme si nous en étions le maître arbitraire. Et ce n’est pas seulement notre corps qui fait souffrir, les émotions aussi,
et le Cœur. Mais les angoisses, les difficultés de choisir, les deuils et les abandons sont tous des peines de séparation, n’être rattaché à rien, être
sans parents, sans racines. Nous avons l’impression qu’on nous a séparés de notre bonheur, alors que c’est nous-mêmes qui nous en séparons.

 
Le temps est venu de cesser de souffrir, le temps est toujours venu, et plus que jamais, d’accepter la vie telle qu’elle est, et, en faisant cela, de faire
cesser ce conflit, cette opposition cet acharnement à vouloir changer la vie plutôt que nous-mêmes. Le temps est venu de laisser les choses et les êtres
exister tels qu’ils sont, sans s’y opposer, de respecter leurs différences et même d’être en faveur de celles-ci, de les cultiver et les célébrer. Ce n’est
qu’après cela que l’union se réalisera, devenant alors une force au lieu d’être une camisole de force. Ce n’est qu’alors que la souffrance diminuera. Car
les humains ne seront un que le jour où ils se donneront mutuellement la permission d’exister, d’exister différemment.

 
Je ne rêve pas d’un paradis sur terre, car rien n’y sera jamais parfait. C’est apprendre à aimer dans l’imperfection qui est le sens de l’aventure. Je ne
rêve même pas d’une fête d’amour perpétuelle où l’on s’embrasserait de l’Oural à Cape Town, je rêve simplement que chacun ait la permission d’aller jusqu’au
bout de ses audaces sans nuire aux autres, d’aller jusqu’au bout de son Cœur. Qu’un jour, il y ait assez de respect des différences pour que chacun qui
le voudra puisse vivre à fond sa vie et atteindre ainsi sa maturité spirituelle.

 
L’avènement de l’amour, qu’il y ait l’Amour, c’est-à-dire la force de s’accepter soi-même sans conditions, l’audace de se vivre à fond, ainsi que la volonté
de favoriser le bonheur des autres, tel qu’eux le conçoivent, sans qu’il n’y ait à leur égard ni dépendance ni possessivité. C’est apprendre à aimer qu’il
est question, aimer sans conditions, aimer au milieu de toutes les conditions et malgré elles. Ce n’est pas important que le monde soit dans des conditions
parfaites, après tout, la terre est un atelier, un laboratoire. L’Amour n’attend pas la perfection pour s’exercer. C’est l’Amour qui est la perfection.

 
Devant l’escalade de la haine, du racisme et de la violence, on peut difficilement voir quand ou comment la paix et l’harmonie pourront un jour se réaliser.
Ce ne sera sans doute pas avant longtemps, probablement pas avant des décennies, peut-être même des siècles. Nous ne le savons pas, le chemin spirituel
est jonché de renversements profonds et subtils. En fait, il n’est qu’un grand renversement, mourir pour renaître. Et, justement, cette mort en vue d’une
renaissance, c’est chacun seul qui peut et doit la réaliser, cela ne se fait pas en groupe, mais bien dans le Cœur de chacun. Je ne dis pas que les progrès
dans ce domaine ne sont pas réels. On est en effet plus conscient de la Terre qu’avant, il y a une plus grande responsabilité écologique, plus de sensibilité
à l’égard des espèces vivantes. Et, chez un nombre croissant, surtout au Québec, un engagement sérieux et profond sur la voie spirituelle. Mais je dis
aussi que cette voie est personnelle, qu’elle ne peut être imposée en groupe, et qu’elle ne sera jamais affaire de foule.

 

 

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