15 décembre, 2015

Noël, Jean CHAPELON

Classé dans : — unpeudetao @ 9:58

Que l’enfer aujourd’hui fasse voir sa furie, Un enfant malgré lui se rit de son pouvoir, La mort qui nous ravit la vie Combat avec l’amour et se voit sans espoir. Ah ! ciel ! qui peut le concevoir ? Cet amour gagne la partie, Et nous met en état de ne jamais déchoir. Que l’enfer aujourd’hui fasse voir sa furie, Un enfant malgré lui se rit de son pouvoir. Que je sens de plaisir auprès de la masure Où cet amour naissant a choisi son séjour ! Lui qui tient en main la nature, Préfère ce taudis aux grandeurs de la cour. La nuit y ressemble un beau jour ; Tout y plaît, tout y fait figure, La Justice et la Paix s’y baisent tour à tour. Que je sens de plaisir auprès de la masure Où cet amour naissant a choisi son séjour ! Allez, princes chrétiens, vous soumettre à ses charmes, Adorez sa grandeur dans son humilité. Donnez quelque trêve à vos armes, Il vous offre la paix pour une éternité, N’abusez pas de sa bonté ; Il veut seul répandre des larmes Et vous ouvrir son cœur tout plein de charité : Allez, princes chrétiens, vous soumettre à ses charmes, Adorez sa grandeur dans son humilité.

 

Jean CHAPELON (1648?-1695).

 

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