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30 janvier, 2012

Ô Déité ! Déité ! Sainte Catherine DE SIENNE (prière)

Classé dans : — unpeudetao @ 10:44

 

Ô Déité ! Déité ! ineffable Déité ! Ô Bonté souveraine qui par pur amour nous as créés à ton image et à ta ressemblance ! Tu n’as pas dit en créant l’homme : Sois fait ! comme pour les autres créatures ; mais Tu as dit : Faisons l’homme à notre image et ressemblance ! Ô amour ineffable, toute la Trinité a concouru à sa création et la forme de la Trinité, Déité éternelle, a été imprimée dans les puissances de son âme.

 

Tu lui as donné la mémoire pour qu’il reçoive ta forme, ô Père éternel. Comme Père, Tu tiens et conserves toutes choses en Toi : ainsi Tu as donné la mémoire pour retenir et conserver ce que l’intelligence voit, saisit et connaît de Toi, Bonté infinie. Et par cette intelligence nous participons à la Sagesse de ton Fils unique. Tu nous as donné la volonté, la douce clémence du Saint-Esprit : cette volonté se lève, pleine de ton amour, elle saisit comme avec la main ce que l’intelligence comprend de ta Bonté ineffable, avec cette main énergique de l’amour elle remplit la mémoire et le cœur de Toi.

 

Grâces, grâces à Toi, haute et éternelle Déité, pour tant d’amour que Tu nous manifestes en nous donnant une forme si précieuse et les puissances de notre âme : l’intelligence pour Te connaître, la mémoire pour nous souvenir de Toi et Te garder en nous, la volonté et l’amour pour T’aimer au-dessus de tout.
N’est-il pas raisonnable, quand on sait que Tu es l’infinie Bonté, de T’aimer ? Qu’il rougisse, l’homme qui, tant aimé de Toi, n’aime pas !

 

Ô Déité éternelle, en Toi est l’amour sans mesure. Lorsque notre misère et notre fragilité nous firent tomber dans la corruption du péché par la désobéissance de notre premier père, Toi, Père souverain et éternel, l’amour T’a contraint à jeter un regard de miséricorde sur nous, pauvres malheureux. Et Tu as envoyé le Verbe, ton Fils unique, le Verbe Parole incarnée, voilée sous la misère de notre chair, vêtu de notre mortalité.

 

Et Toi, ô Christ Jésus, notre Réconciliateur, notre Réformateur et Rédempteur, Tu T’es fais Médiateur, ô Verbe d’amour. De la grande guerre entre l’homme et Dieu Tu as fait la grande paix. Nos iniquités et la désobéissance d’Adam, Tu les as punies sur ton corps en obéissant jusqu’à l’ignominieuse mort de la croix. Sur la croix, ô doux Amour Jésus, Tu as fait un coup qui a satisfait à notre faute et aussi à l’offense du Père que Tu as vengée sur Toi-même.

 

J’ai péché, Seigneur, prends pitié de moi.

 

De quelque côté que je me tourne, je trouve l’ineffable Amour. Nous sommes inexcusables de ne pas aimer, car, ô Dieu-Homme, Tu m’as aimée sans être aimé de moi ; je n’étais pas et Tu m’as créée. Tout ce que je veux aimer et qui a l’être, je le trouve en Toi, excepté le péché qui n’est pas en Toi et qui n’est pas digne d’amour. Si nous voulons aimer Dieu, nous avons ton ineffable Divinité ; si nous voulons aimer l’homme, Tu es l’Homme, et je peux Te connaître, Pureté ineffable. Si je veux aimer un maître, n’as-tu pas payé le prix de ton sang, ne nous as-Tu pas retirés de la servitude du péché ? C’est Toi, le Maître, notre Père, notre Frère par ta bénignité, par ton amour sans mesure. Ô Déité éternelle, le Verbe, ton Fils, a voulu, selon ta volonté, répandre son précieux Sang en faveur de notre misère sur le bois salutaire de la très sainte Croix.

 

Ô Déité, tu es la souveraine Sagesse : je suis une ignorante et misérable créature. Tu es la souveraine et éternelle Bonté. Je suis la mort, et Toi, la vie ; moi, les ténèbres : Toi, la lumière ; moi, la folie : Toi, la Sagesse ; Toi, l’infini : moi, le fini ; moi, le malade : Toi, le médecin. Je suis une fragile pécheresse qui ne T’a jamais aimé. Tu es la Beauté très pure et je ne suis qu’une sordide créature. Par un amour ineffable Tu m’as sorti de Toi-même, et c’est par grâce et non par justice que Tu nous attires à Toi, si nous voulons nous laisser attirer, c’est-à-dire si notre volonté ne se révolte pas contre la tienne.

 

Hélas ! Seigneur, j’ai péché ; prends pitié de moi.

 

Bonté éternelle, ne regarde pas nos misères dont nous nous sommes chargés nous-mêmes en nous séparant de Toi. Bonté sans mesure, en éloignant notre âme de son objet véritable. Nous Te prions, par ton infinie miséricorde, de regarder avec ta souveraine clémence et ta compassion ton unique Épouse. Éclaire celui qui est ton Vicaire sur la terre afin qu’il ne T’aime pas pour lui-même, ni lui-même pour lui-même, mais qu’il T’aime et qu’il s’aime pour Toi. S’il T’aime pour lui, nous périssons, car en lui est notre vie et notre mort, selon qu’il est zélé pour nous sauver, nous, ses brebis en danger de perdition.
S’il s’aime et s’il T’aime pour Toi, nous vivons, car nous recevons du bon pasteur un exemple de vie.

 

Ô souveraine et ineffable Déité, j’ai péché et je ne suis pas digne de Te prier ; mais Tu es assez puissante pour m’en rendre digne. Seigneur, punis mes péchés et ne regarde pas le monde à travers mes misères. J’ai un corps : je Te le rends et je Te l’offre. Voici ma chair, voici mon sang : immole, détruis, brise mes os en faveur de ceux pour lesquels je te prie. Si Tu le veux, mes os et la moelle de moi-même, triture-les en faveur de ton Vicaire, l’unique époux de ton Épouse, pour lequel je Te prie de m’accorder qu’il cherche ta volonté, qu’il l’aime et qu’il l’accomplisse, et qu’ainsi nous ne périssions pas. Donne-lui un cœur nouveau. Fais-le croître sans cesse en ta grâce. Qu’il soit fort pour dresser l’étendard de la très sainte Croix et faire participer les infidèles, autant que nous, au fruit de la Passion, au sang de ton Fils unique, l’Agneau immaculé.

 

Éternelle, ineffable et haute Déité !

 

J’ai péché, Seigneur, prends pitié de moi.

 

Sainte Catherine DE SIENNE (1347-1380), mystique italienne.
*Cette prière fut faite à Avignon, un jour que Grégoire Xl avait demandé à la Sainte de prier particulièrement pour lui.

 

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Une réponse à “Ô Déité ! Déité ! Sainte Catherine DE SIENNE (prière)”

  1. unpeudetao dit :

    Sainte Catherine de SIENNE
    (1347-1380).

    Catherine, l’une des saintes les plus merveilleuses qui aient paru sur la terre, naquit à Sienne, de parents vertueux, mais qui pourtant, chose incroyable, se firent longtemps ses persécuteurs et entravèrent, autant qu’il leur fut possible, sa vocation religieuse.

    Dès l’âge de cinq ans, elle ne montait les escaliers de la maison paternelle qu’à genoux, récitant l’Ave Maria à chaque degré. Vers cette époque, elle eut une apparition de Notre-Seigneur, qui lui révéla tous les secrets de la vie parfaite.

    Un jour, l’admirable enfant, se prosternant dans sa chambre, pria la très Sainte Vierge de lui donner Son divin Fils pour Époux, et dès lors elle ne songea qu’à la vie religieuse, qui passionnait noblement son âme. Comme ses parents voulaient la marier, Dieu leur fit comprendre par différents signes extraordinaires que leur fille devait rester vierge; malgré tout, ils persistèrent à la retenir dans le monde.

    Catherine ne se découragea pas; elle se fit comme une cellule au fond de son coeur, où elle trouvait toujours son Bien-Aimé. C’est alors que commença pour elle une vie de telles austérités, que les Vies des Saints nous offrent peu de pareils exemples: disciplines, chassis de fer, cilice, privation de nourriture et de sommeil, elle n’ignora rien de tous ces martyres volontaires; elle en vint à ne dormir qu’une demi-heure en deux nuits, ce fut la mortification qui lui coûta le plus.

    C’était une lutte continuelle entre la mère et la fille, la tendresse de l’une voulant éviter à l’autre ce martyre de chaque jour, la passion de la souffrance chez l’une rendant inutile l’humaine compassion de l’autre.

    De guerre lasse, il fallut enfin laisser partir au couvent cette fille si chérie et si longtemps maltraitée: Catherine entra chez les religieuses de Saint-Dominique.
    Dès lors sa vie devint de plus en plus étonnante.

    Elle eut quelques tentations pénibles pour son âme angélique; le Sauveur, pour la récompenser de la victoire, lui apparut couvert des ignominies de Sa Passion:
    « Où étiez-Vous donc, Seigneur, pendant ce terrible combat?
    – Ma fille, J’étais dans ton coeur, et Je Me réjouissais de ta fidélité. »

    Dans une de Ses apparitions, le Sauveur ôta le coeur de la poitrine de Sa servante et mit le Sien à sa place. Une autre fois, elle reçut les stigmates du divin Crucifié. Souvent, au moment de la Communion, l’Hostie s’échappait des mains du prêtre pour voler vers la bouche de Catherine. Sa vie entière fut un miracle.

    Dieu permit qu’elle exerçât une immense influence sur son époque, et qu’elle contribuât pour beaucoup à la cessation du grand schisme d’Occident. Elle mourut à l’âge de trente-trois ans.

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.)

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