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23 décembre, 2011

Ô Dieu, montrez-nous votre visage, prière de saint Bruno

Classé dans : — unpeudetao @ 15:58

 

Ô Dieu, montrez-nous votre visage
qui n’est autre que votre Fils,
puisque c’est par lui que vous vous faites connaître
de même que l’homme tout entier est connu par son seul visage.
Et par ce visage que vous nous aurez montré,
convertissez-nous ;
convertissez les morts que nous sommes
des ténèbres à la lumière,
convertissez-nous des vices aux vertus,
de l’ignorance à la parfaite connaissance de vous.

 

Amen.

 

Saint Bruno (1035-1101).

 

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http://unpeudetao.unblog.fr
  

 

 

Une réponse à “Ô Dieu, montrez-nous votre visage, prière de saint Bruno”

  1. unpeudetao dit :

    Saint Bruno
    Fondateur de l’Ordre des Chartreux
    (1035-1101).

    Saint Bruno naquit à Cologne d’une famille de première noblesse. Ses magnifiques succès épouvantèrent son âme, désireuse de ne vivre que pour Dieu. Il songeait à quitter ce monde, où il était déjà appelé aux grandeurs, quand un fait tragique décida complètement sa vocation. Bruno comptait pour ami, à l’université de Paris, le célèbre chanoine Raymond, dont tout le monde admirait la vertu non moins que la science. Or cet ami vint à mourir, et pendant ses obsèques solennelles, auxquelles Bruno assistait, à ces paroles de Job: « Réponds-moi, quelles sont mes iniquités? » Le mort se releva et dit d’une voix effrayante:
    « Je suis accusé par un juste jugement de Dieu! » Une panique indescriptible s’empara de la foule, et la sépulture fut remise au lendemain; mais le lendemain au même moment de l’office, le mort se leva de nouveau et s’écria: « Je suis jugé par un juste jugement de Dieu! » Une nouvelle terreur occasionna un nouveau retard. Enfin, le troisième jour, le mort se leva encore et cria d’une voix plus terrible: « Je suis condamné au juste jugement de Dieu! »

    Bruno brisa dès lors les derniers liens qui le retenaient au monde, et, inspiré du Ciel, il se rendit à Grenoble, où le saint évêque Hugues, répondant à ses aspirations vers la solitude la plus profonde, lui indiqua ce désert affreux et grandiose à la fois, si connu sous le nom de Grande-Chartreuse. Il fallut franchir de dangereux précipices, s’ouvrir un chemin à coups de hache dans des bois d’une végétation puissante, entremêlés de ronces épaisses et d’immenses fougères; il fallut prendre le terrain pied à pied sur les bêtes sauvages, furieuses d’être troublées dans leur possession paisible. Quelques cellules en bois et une chapelle furent le premier établissement. Le travail, la prière, un profond silence du côté des hommes, tel fut pour Bruno l’emploi des premières années de sa retraite.

    Il dut aller, pendant plusieurs années, servir de conseiller au saint Pape Urbain II, refusa avec larmes l’archevêché de Reggio, retourna à sa vie solitaire et alla fonder en Calabre un nouveau couvent de son Ordre. À l’approche de sa dernière heure, pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vie monastique, fit sa confession générale, demanda humblement la Sainte Eucharistie, et s’endormit paisiblement dans le Seigneur.

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.)

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