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25 octobre, 2012

Pathologie, Philothée O’Neddy

Classé dans : — unpeudetao @ 17:31

J’enferme, quoique jeune, en mon corps tourmenté
Un mal latent et sourd, une fièvre punique,
Qui tarit lentement, comme un air volcanique,
Le réservoir profond de ma vitalité !

 

Cependant je parais plein de solidité ;
Mon embonpoint me donne un galbe monastique ;
J’ai le col d’un taureau, la carrure athlétique,
Toute l’hypocrisie, hélas ! de la santé.

 

Tant mieux. Par là j’échappe à la pitié banale.
Quand je dis que je souffre, un sourire signale
Le démenti formel dont je suis revêtu.

 

Ô bourgeois ! qui niez que sous le mal je rompe,
Mon masque de santé plus sûrement vous trompe
Que ne m’abusent, moi, vos masques de vertu !

 

Philothée O’Neddy (1811-1875).
Recueil, Feu et Flamme.

 

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