7 mai, 2012

Pleurs (Conte soufi)

Classé dans : — unpeudetao @ 14:29

 

      Un disciple rendit un jour visite à son maître. Il le trouva en train de pleurer et se mit, lui aussi, à pleurer encore plus fort.
      Quand deux amis se taquinent, celui qui a de bonnes oreilles rit une seule fois mais le sourd rit deux fois car son premier rire n’est qu’une imitation. Sans comprendre, il rit avec tout le monde. Puis, quand on lui explique la cause de l’hilarité générale, il rit une seconde fois.
      Un imitateur est comme un sourd. Il vit dans le plaisir et dans la joie sans savoir ce que sont le plaisir et la joie. La lumière du maître se reflète dans son coeur. La joie du disciple dérive de celle de son maître. Ceux qui croient que cet état leur est propre sont comme un panier sur l’eau. Quand on le sort de l’eau, il se rend compte que l’eau appartient à la rivière.

 

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