22 juillet, 2009

11 L’ACTION

Classé dans : — unpeudetao @ 6:56

 
Finalement, le moi s’approprie l’action qui est déjà en opération par les organes du corps interne (cœur, cerveau, poumons, etc.) Et qui est simplement
prolongée par les membres extérieurs. Mais le moi se croit cependant celui qui agit, qui fait bouger le corps et le rend actif. Comme le moi est l’idée
fixe que l’on se fait de soi-même, il ne peut voir à travers son jeu et ne peut, par conséquent, s’apercevoir que sa prétention d’être le contrôleur, l’acteur
ou le penseur, est une pure fiction. Ce n’est pas lui qui pense, mais le cerveau (bien avant que le moi n’existe), ce n’est pas lui qui agit, mais le corps
(qui était en action bien avant l’apparition du moi). Ce n’est pas davantage lui qui réagit affectivement aux événements et aux personnes, mais la sensibilité
de tout l’organisme, l’ouverture de tout l’être (qui précède le moi pour être ensuite bloquée par celui-ci). Or, cette sensibilité est spontanée, elle
ne renvoie pas à la personne, alors que le moi en se l’appropriant en fait une chose qui est axée uniquement sur la personne. Ce n’est pourtant pas que
le moi soit mauvais, puisque c’est une simple prétention, une sorte de rôle de composition. Il ne s’agit nullement de le rejeter, de lutter contre lui
ou de le tuer, suivant l’interprétation de la piété chrétienne qui affirmait carrément que “le moi est haïssable”. Non, il n’est pas chose détestable,
simplement une fausse prétention. En réalité, aucun humain n’est détestable, il se connaît mal tout simplement et, à cause de cela, ne s’aime pas.

 
Ce qui est mal chez l’humain est toujours ce qui est mal-aimé.

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