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3 janvier, 2012

Premier jour de l’an, Andrée BOURÇOIS-MACÉ

Classé dans : — unpeudetao @ 13:11

 

Comme on reçoit, gainé de mystère, un présent,
Je reçois de Vos mains, mon Dieu, la neuve année.
J’ignore son secret, qui dort au papier blanc,
Mais c’est Votre amour, seul, qui me l’a destinée :

 

Je veux remercier alors en souriant.
Je la reçois de son mystère enveloppée,
Je la prends de Vos mains comme un petit enfant
Le cadeau qui se Voile aux plis du papier blanc.

 

Telle qu’elle est, de son mystère enveloppée,
Je la prends avec un sourire confiant.
Friandise, joujou, remède, livre austère,
Je m’en remets au choix fait par Vous, ô mon Père,

 

Et ne le changerais pour nul autre présent :
Rien ne serait pour moi meilleur que cette année
Père, puisque c’est Vous qui me l’avez donnée.
D’avance je Vous dis un merci confiant.

 

Andrée BOURÇOIS-MACÉ (XXe siècle).

 

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http://unpeudetao.unblog.fr

 

 

2 réponses à “Premier jour de l’an, Andrée BOURÇOIS-MACÉ”

  1. unpeudetao dit :

    1er janvier : LA CIRCONCISION

    C’est dans ce jour béni que la terre voit couler les prémices du Sang divin qui doit purifier et sauver l’humanité déchue; Jésus, le huitième jour après Sa naissance, Se soumet à la Circoncision, et commence à souffrir pour nous. — La Circoncision était le signe de l’alliance faite autrefois par le Seigneur avec Abraham; et le peuple juif, descendant de ce grand patriarche, avait toujours été fidèle à cette pratique sacrée, considérée comme l’initiation au service du vrai Dieu. L’enfant, dans la loi ancienne, devenait enfant de Dieu par la Circoncision, comme il devient, d’une manière plus parfaite, enfant de Dieu dans la loi nouvelle par le Baptême. Jésus, Fils de Dieu et la Sainteté même, n’avait nul besoin de Se soumettre à une loi dure et humiliante, faite pour les hommes pécheurs. Mais le double but de Sa venue sur la terre Lui fait accepter de grand coeur ce premier sacrifice; Il Se montre, en ce jour, à la fois, notre Sauveur et notre Modèle: Sauveur, Il inaugure l’oeuvre de notre rédemption; Modèle, Il nous apprend à aimer la loi de Dieu, à la garder fidèlement, à ne point chercher de vains prétextes pour excuser notre lâcheté et nos désobéissances, et à guérir notre orgueil par la pratique de l’humilité. — La Circoncision corporelle cache, du reste, pour le chrétien, un beau et grand mystère, car elle est l’image de la Circoncision spirituelle qui consiste à circoncire notre coeur de toutes ses coupables affections, à détruire en nous le péché et les passions mauvaises et à vivre d’une vie surnaturelle.

    L’Apôtre saint Paul a creusé à fond le sens spirituel de la Circoncision charnelle; les Pères et les auteurs spirituels n’ont eu qu’à commenter les textes si suggestifs de ses Épîtres: « La vraie Circoncision, dit-il (Rom. II, 28), n’est pas celle qui paraît dans la chair; la circoncision est celle du coeur, dans l’esprit, et non dans la lettre. » — « Dans le Christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision n’ont de valeur, mais bien la foi, qui est agissante par la charité. Ce qui est tout, c’est d’être une nouvelle créature (Gal. V, 6; VI, 15). » — « En Jésus-Christ vous avez été circoncis d’une circoncision non faite de main d’homme, de la circoncision du Christ, par le dépouillement de ce corps de chair (Col. II, 11). » Toute la doctrine du grand Apôtre se résume à montrer que l’Ancienne loi n’était qu’une figure et une préparation de la Loi du Christ, que toute la vie chrétienne consiste à renoncer à la chair avec ses convoitises pour vivre intérieurement de la vie de l’esprit, et que ceux-là seuls sont vraiment au Christ qui le suivent dans la voie du sacrifice. C’est tout l’Évangile lui-même.

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950).

  2. unpeudetao dit :

    C’est au jour de Sa Circoncision, selon la Loi de Moïse, que le divin Enfant de Bethléem reçut le Nom de Jésus, le huitième jour après Sa naissance. L’Ange Gabriel le Lui avait assigné à l’avance au jour de l’Annonciation :
     » Vous L’appellerez Jésus, car Il délivrera Son peuple de l’esclavage du péché.  »

    Qui dira la grandeur de sa signification, puisqu’il signifie Sauveur ; la grandeur de son origine, puisqu’il fut apporté du Ciel ; sa grandeur sur la terre, où il a opéré et opère toujours tant de merveilles ; sa grandeur jusque dans les enfers où il fait trembler les démons ? Qui dira sa puissance, puisque c’est par ce Nom que l’Église prie, qu’elle administre les sacrements et donne ses bénédictions, et que les apôtres et les Saints ont opéré des multitudes de miracles ? Qui dira sa douceur, ses charmes, son amabilité, puisque les Saints l’ont si bien chanté et que les chrétiens l’ont invoqué et l’invoquent toujours avec tant de confiance, de fruits et d’amour ?

    Puisse donc le Nom de Jésus être souvent sur nos lèvres, et toujours dans notre coeur pendant la vie ! Puisse-t-il être notre espérance et notre dernière parole à l’heure de la mort, notre joie et notre chant éternel dans les Cieux.

    (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.)

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