2 septembre, 2009

02 Vous dites que nous sommes méditation

Classé dans : — unpeudetao @ 5:06

 
Vous dites que nous sommes méditation et que de se mettre à méditer est un éloignement de la méditation. Si ce n’est pas quelque chose que je peux faire, comment puis-je être au-delà du faire ?
Soyez simplement conscient que vous êtes presque toujours dans le faire que vous contrôlez, produisez, jugez, interprétez. Prenez note, aussi, que lorsque vous essayez d’éviter quelque chose c’est encore une activité et cela appartient à la chose même que vous essayez d’éviter. Il ne peut y avoir aucune transformation par l’effort. La méditation n’est pas la tranquillité du mental. Vous pouvez arrêter votre pensée par la discipline, mais ce n’est pas un esprit libre. Dès que vous voyez vraiment cela, vous êtes sorti du processus.

 
De nombreuses traditions mettent l’accent sur une pratique systématique de méditation. Y a-t-il quelque valeur à cela ?
La méditation n’a pas lieu entre 7 heures et 8 heures du matin, et 5 heures et 6 heures du soir. Pour apprendre quelque chose de pratique comme un langage ou un instrument de musique, vous avez besoin de vous exercer. Mais vous ne pouvez pas vous exercer à ce que vous êtes. On s’exerce pour un résultat dans l’espace-temps mais notre nature fondamentale est sans cause et éternelle. Dès que vous avez l’intention de méditer il y a une projection subtile d’énergie et vous vous identifiez à cette projection.
Lorsque vous commencez à répondre aux sollicitations du silence, vous pouvez être appelé à explorer l’invitation. Cette exploration est une sorte de laboratoire. Vous pouvez vous asseoir et observer le va-et-vient des perceptions. Vous restez présent à elles mais vous ne les suivez pas. Suivre une pensée est ce qui la maintient. Si vous restez présent sans devenir complice, l’agitation ralentit par manque de carburant.
Dans l’absence d’agitation, vous êtes pris par la résonance de la tranquillité.
C’est comme si vous étiez seul dans le désert. Au début vous écoutez l’absence de sons et vous l’appelez silence. Puis soudain vous pouvez être pris par la présence de la tranquillité où vous êtes ou avec l’écoute elle-même. Ce déplacement de perspective vous prouve de première main ce que jusqu’ici vous acceptiez de seconde main comme une possibilité : qu’il n’y a pas de méditant, que l’idée d’un méditant n’est qu’une production de l’esprit, une fragmentation de la mémoire. Cette découverte est le point où l’intellect arrive à un arrêt, et vous êtes saisi par ce silence qui est la toile de toute la palette des perceptions. À ce point-là, vous ne sentez plus le besoin d’expérimenter dans votre laboratoire. La tranquillité devient de plus en plus intégrée dans la vie quotidienne.
 

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