2 septembre, 2009

10 J’ai ressenti le besoin de faire des retraites silencieuses

Classé dans : — unpeudetao @ 5:23

 
J’ai ressenti le besoin de faire des retraites silencieuses. D’où vient ce besoin ?
Du silence lui-même. Entrez profondément dans le besoin d’être silencieux et non dans l’interférence mentale de comment, où et quand. Si vous suivez le silence jusqu’à sa source vous pouvez être pris par lui en un instant.

 
J’éprouve un désir d’entrer dans le silence pour longtemps parce que le fait de ne pas parler m’aide à voir plus clairement l’agitation du mental.
Le silence, c’est être libéré de la production. Qu’est le besoin de ne pas parler pendant quelques mois ? Vous ne vous approchez pas plus de la compréhension de la nature du mental et de toute l’existence par la non-parole. L’absence de production de la voix n’est pas le silence parce que la pensée continue à sa manière agitée habituelle. Beaucoup de gens en Inde s’adonnent à la non-parole mais la machine continue à fonctionner. Nous ne pouvons penser que par les mots. La pensée est une prononciation subtile où le son est senti mais non articulé, donc ne pas parler n’a aucun sens. La parole est belle. Notre corps est bâti de paroles. Toute partie, toute matière, a son propre son, sa propre vibration.
Un brahmacharya n’atteint pas le silence réel en abandonnant volontairement les fonctions naturelles du corps, mais en prenant note de toute action mécanique afin qu’aucune énergie ne soit gaspillée. Lorsque vous vous familiarisez avec l’écoute, avec l’observation, vous commencez à considérer vos sens et vos facultés de penser comme des véhicules. L’important est d’arriver à voir comment vous fonctionnez.
Arrêter volontairement la voix ou les pensées est une violence. Cela n’a absolument rien à voir avec la tranquillité réelle.

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