1 août, 2013

10 – 12

Classé dans : — unpeudetao @ 13:49

10. Comment le mental peut-il devenir tranquille ?

 

Par l’investigation  » Qui suis-je ? « . La pensée  » Qui suis-je ?  » détruira toutes autres pensées, et, semblable au bâton qu’on utilise pour remuer le bûcher, elle sera, finalement détruite. C’est alors que surviendra la réalisation du Soi.

 

11. Par quel moyen peut-on toujours se maintenir dans la pensée  » Qui suis-je  » ?

 

Lorsque des pensées surgissent, au lieu de les suivre, on doit plutôt se demander :  » À qui sont-elles venues ? « . Peu importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi. Si vous vous demandez à chaque fois :  » À qui cette pensée est-elle venue ? « , la réponse sera :  » À moi « . Si vous poursuivez alors l’interrogation  » Qui suis-je ? « , le mental retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir s’évanouira. En persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera peu à peu la capacité de demeurer dans sa source. Lorsque le mental subtil émerge en passant par le cerveau et les organes sensoriels, des noms et des formes du monde grossier sont perçus ; quand il s’établit dans le Cœur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas laisser le mental s’extérioriser, mais le maintenir dans le Cœur est ce qu’on appelle  » intériorisation  » [antar-mukha]. Si le mental quitte le Cœur, on appelle cela  » extériorisation  » [bahir-mukha]. Ainsi, quand le mental demeure dans le Cœur, le  » je « , origine de toutes les pensées, s’evanouit, et le Soi toujours présent resplendit.
Quoique l’on fasse, on doit le faire sans le  » je  » de l’ego. Si l’on agit de telle manière, on s’apercevra que tout est la nature de Shiva [Dieu].

 

12. N’existe-t-ils pas d’autres moyens pour apaiser le mental ?

 

Il n’y a que l’investigation intérieure comme moyen adéquat. Si l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres moyens, il ne sera maîtrisé qu’en apparence, car il s’élèvera à nouveau. Le mental peut aussi être apaisé par le contrôle de la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle de celle-ci ; quand elle reprend, le mental commence à s’agiter et à errer par la force de ses impressions latentes. Le mental et la respiration ont la même source.
Le mental est constitué de pensées. La pensée  » je  » est la première pensée du mental ; c’est l’ego. L’ego a son origine à l’endroit même d’où s’élève la respiration. Ainsi, quand le mental devient tranquille, le respiration est contrôlée ; et inversement, quand la respiration est contrôlée, le mental devient tranquille. Mais dans le sommeil profond, bien que le mental s’efface, la respiration ne cesse pas pour autant. Ceci est dû à la volonté divine et a pour but de protéger le corps et d’éviter qu’il soit pris pour mort. Dans l’état de veille et dans le samadhi [absorption totale dans la contemplation], lorsque le mental est tranquille, la respiration est tranquille aussi. Le souffle est la forme grossière du mental. Jusqu’au moment de la mort, le mental garde le souffle dans le corps ; et quand le corps meurt, le mental emmène le souffle avec lui. Par conséquent, la pratique du contrôle de la respiration n’est qu’une aide pour dompter le mental [manonigraha] ; elle n’apporte pas l’extinction du mental [manonasa].

 

Toute comme la pratique du contrôle de la respiration, la méditation sur une forme de Dieu, la répétition de mantras, le régime alimentaire etc., ne sont que des aides pour apaiser le mental.

 

Par la méditation sur des images de Dieu et par la répétition de mantras, le mental acquiert la concentration ; car la nature du mental est précisément d’errer. Tout comme la trompe d’un éléphant cesse de s’agiter lorsqu’il tient une chaîne, ne cherchant plus alors à saisir autre chose, de même le mental, quand il est occupé à méditer sur des noms et des formes, ne s’intéresse à rien d’autre. Quand le mental se déploie sous forme d’innombrables pensées, chacune d’elles finit par s’affaiblir. Quand, au contraire, les pensées s’évanouissent, le mental se fixe sur un seul but et devient fort. Pour un tel mental la recherche du Soi devient facile.

 

De toutes les règles de conduite, celle d’un régime restrient à la nourriture sattvic [pure], en quantité modérée, est la meilleure. En observant cette règle, la qualité sattvic du mental se développe et cela favorise la pratique de la recherche du Soi.

 

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