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6 juillet, 2009

Renaitre de ses cendres, Placide Gaboury

Classé dans : — unpeudetao @ 9:56

Renaitre de ses cendres
Non, il ne s’agit pas de la résurrection des corps telle que l’entend l’orthodoxie chrétienne. Je parle plutôt du quotidien, du monde ordinaire, de la vie
sur terre. Renaître de ses cendres, c’est tirer du mal un bien, tirer de ce qui est mort une nouvelle vie, du désordre de l’ordre, du non-sens un sens.
Renaître de ses cendres, c’est savoir rebondir, savoir tirer parti de tout, et tout d’abord de ce qui est en apparence destructeur, négatif, ténébreux.
C’est le nénuphar tirant de la boue sa lumière, la rose tirant du fumier son parfum, l’huître qui du « viol » d’un grain de sable, tire une perle.

 
Apprendre à créer, à transformer tout ce qui se détruit en création nouvelle, renverser l’entropie qui dénivelle et désagrège tous les corps, en une conscience
que rien ne peut détruire. Savoir renaître, ce n’est sûrement pas ce que l’on enseigne dans les écoles. Bien sûr, on apprend aux étudiants qu’il leur faudra
plus tard se débattre, entrer en guerre, lutter et gagner contre les autres. Mais il ne s’agit pas ici de guerre avec quiconque. En fait, il ne s’agit
pas de guerre du tout, mais de conscience, d’intelligence, d’habileté et d’amour. Car c’est avec soi que se fera la rencontre, et c’est de soi-même qu’il
faudra tirer l’énergie nécessaire pour se renouveler et se transformer. Les forces qui écrasent peuvent devenir un rayonnement profond chez celui qui ne
résiste plus ou n’essaie plus de changer la vie.
 

Une réponse à “Renaitre de ses cendres, Placide Gaboury”

  1. unpeudetao dit :

    Placide GABOURY est un essayiste, professeur, peintre et pianiste professionnel canadien (1928-2012).

    Il fut jésuite de 1949 à 1983.
    On lui attribue aussi l’expansion du New Age au Québec, en partie suite à la publication de son ouvrage en 1978 : la voie initiatique. En 1990, il prend ses distances avec ce courant qu’il dénonce alors, comme « une foire spectaculaire, un marché aux évasions » où les adeptes seraient  » empêtrés dans des recettes de pacotille « .
    Sa vision de la spiritualité lui fait dire que « toute croissance implique une souffrance » et que  » les gens du New Age sont de grands bébés qui veulent atteindre au bonheur sans souffrance « .
    Il critique également sévèrement la pensée positive, qu’il voit comme un instrument de l’ego qui voudrait créer la présence divine.

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