24 octobre, 2016

Rose, Jules-Émile ALAUX

Classé dans : — unpeudetao @ 19:09

Rose, Rose, ne te plains pas !

De la part qu’un Dieu bon t’accorde sur la terre

Sache faire un plus juste cas !

Rose, il n’est point de bonheur solitaire :

Il est doux d’être aimée, aimer est salutaire ;

D’être aimée et d’aimer, Rose, ne te plains pas !

Ne dis pas : l’amour est funeste.

Jeu cruel, on y met son âme pour enjeu,

On la perd… Non, non, je l’atteste,

On l’agrandit, épurée à ce feu !

Toi, maudire l’amour ? Non, c’est blasphémer Dieu !

Rose, ne me dis pas que l’amour est funeste.

Qu’est-ce que vivre sans aimer ?

Est-il d’autre bonheur ? Que vaut la vie humaine,

Si l’amour ne vient l’animer ?

Qui n’aime pas vit, sans joie et sans peine,

Une stérile vie et languissante et vaine,

Rose, et c’est être mort que vivre sans aimer !

Jules-Émile ALAUX (1828-1903).

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