13 février, 2014

La vache noyée, AL-IBSHÎHÎ

Classé dans : — unpeudetao @ 5:00

On raconte qu’un homme avait une vache dont il vendait le lait mélangé avec de l’eau.

 

Un jour, une inondation soudaine surprit la vache qui paissait près d’un ru et la noya.

 

Son propriétaire était là, à se lamenter sur sa mort ; un de ses fils lui dit alors : « Ô Père ! ne te lamente pas ! L’eau que nous avons mélangée  à son lait a débordé et l’a emportée et noyée ».

 

AL-IBSHÎHÎ (1388-1446).

 

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3 février, 2014

Le cochon, l’ânesse et l’ânon, AL-IBSHÎHÎ

Classé dans : — unpeudetao @ 18:36

Un  Roumi possédait un cochon. Il l’attacha à un pilier puis posa le fourrage devant lui pour l’engraisser. Près de ce cochon, se trouvaient une ânesse et son ânon. Ce dernier ramassait le fourrage qui s’éparpillait autour du cochon  et le mangeait. « Ah ! que cette provende est bonne, si elle peut durer », dit-il à sa mère. « Fils, lui répondit sa mère, ne l’approche pas, car avec elle il faut craindre le pire ».

 

Un jour, le  Roumi  décida de tuer le cochon et mit le couteau à sa gorge ; le cochon se mit à se débattre et à frapper avec ses pattes. L’ânon, épouvanté, courut alors vers sa mère, lui montra ses dents et lui dit : « A moi, mère ! Regarde s’il reste entre mes dents la plus petite brindille de fourrage et ôte-la moi.. Il est bien de se contenter de ce que l’on a ».

 

AL-IBSHÎHÎ (1388-1446).

 

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1 février, 2014

Il aboie comme un chien, AL-IBSHÎHÎ

Classé dans : — unpeudetao @ 6:33

Un homme raconte : « Je passai par quelques habitations très cossues et j’aperçus un homme se tenant à quatre pattes, auprès d’une palissade, derrière un rideau. Cet homme était un précepteur. Il aboyait comme un chien. Soudain un petit garçon surgit au détour de la palissade. Le  précepteur le saisit avec poigne. »

 

Je dis au précepteur : « Explique-moi ta conduite. » « Volontiers, dit-il, c’est  un garçon qui déteste qu’on l’éduque et il me fuit, va se réfugier à l’intérieur de la maison, et n’en sort plus. Quand je l’appelle du dehors, il se met à pleurer. Cependant il a un chien avec lequel il a l’habitude de jouer. Donc je fais des aboiements pour l’attirer, alors il sort et vient à ma portée. »

 

AL-IBSHÎHÎ (1388-1446).

 

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19 novembre, 2013

La souris du logis et la souris du désert, AL-IBSHÎHÎ

Classé dans : — unpeudetao @ 16:37

On raconte que la souris du logis vit la souris du désert dans la gêne et la peine ; elle lui dit :
« Que fais-tu ici ? Viens avec moi au logis car il y a toutes sortes d’opulence et d’abondance ».
Alors la souris du désert  vint avec elle.

 

Mais voici que le propriétaire du logis qu’elle habitait lui tendit un piège, constitué par une brique au-dessous de laquelle il avait placé un bout de graisse. Elle se précipita pour prendre le gras, la brique lui tomba dessus et l’écrasa. La souris des champs s’enfuit, hochant la tête et, étonnée, elle dit :
« Certes, je vois une grande abondance, mais aussi une grande affliction ; par conséquent, la santé avec la pauvreté me sont plus douces que la richesse qui conduit à ma perte. »
Puis elle s’enfuit vers le désert.

 

AL-IBSHÎHÎ (1388-1446).

 

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