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5 décembre, 2014

Les fruits (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 8:35

Un anthropologue avait caché des fruits dans un panier près d’un arbre et a dit à des enfants d’une tribu africaine qui l’entouraient, que le premier qui les trouverait gagnerait tous les fruits. Quand il donna le coup d’envoi, tous les enfants se sont donné la main et ont couru ensemble pour trouver le panier, puis ils se sont assis tous ensemble pour déguster les fruits. Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient couru ainsi alors qu’un seul aurait pu gagner tous les fruits, ils répondirent :  » Comment l’un de nous pourrait-il être heureux si tous les autres sont tristes ? »

 

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15 avril, 2014

Les trois vérités de Bouc (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 12:01

Un jour, Bouc, séduit par la religion musulmane se convertit à l’Islam. Il décida de se rendre à la Mecque, en pèlerinage. Il partit, il marcha, il marcha, et il tomba Ratch ! sur Hyène. Alors Hyène lui demanda : – Eh, Bouc ! Où vas-tu donc ainsi, tout seul ? » Il répondit : – Eh bien, je vais à la Mecque. Je suis converti à l’Islam. Hyène lui dit : – Dans ce cas tu es bien arrivé. La Mecque c’est ici. Devinant ses intentions, Bouc le supplia et dit : – De grâce, épargne-moi. Je suis père de famille. Hyène leva le museau, éternua et lui dit : – Tu ne partiras pas d’ici sans me dire trois vérités indiscutables. Bouc fit Thioum, réfléchit un moment et lui dit : – Ah oui ? Il répondit : – Absolument. Avant de partir d’ici, tu me diras trois vérités que personne ne pourra remettre en cause. Bouc lui dit : – Oncle Hyène, si j’étais convaincu qu’en prenant ce chemin j’allais à ta rencontre, Dieu sait que je ne l’aurais jamais pris. Hyène fit Thioum, resta interdite un moment et lui dit : – Tu as raison. Une. Bouc réfléchit à nouveau et dit : – Si je rentre au village, et déclare que j’ai rencontré l’hyène dans la brousse l’on me traitera de menteur. Il lui dit : – Tu as encore raison. Deux. Il reste une vérité. Bouc à nouveau fit Thioum, puis il déclare : – Je suis en tout cas certain d’une chose. Hyène demanda : – Laquelle ? Il dit : – Toute cette palabre, c’est parce que tu n’as pas faim. Hyène dit : – Juste ! Atcha ! Tu peux donc partir. Bouc s’enfuit : Fouy ! Et sauva sa vie.

 

Ce conte est extrait du recueil Contes seereer rassemblés par Raphaël Ndiaye et Amade Faye édités par IFAN et ENDA, à Dakar 2002, dans la collection « Clair de Lune ».

 

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14 avril, 2014

Gros ventre et ses amis (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 9:26

Un jour, « Gros ventre », « Frêles jambes », « Grosse tête » et « Petite bouche » étaient allés en cachette cueillir des fruits de l’arbre appelé neen. Gros ventre monta sur l’arbre et se mit à grimper à une branche. Un nœud se planta dans son ventre. Il lâcha prise et chuta lourdement : dul ! Son ventre éclata et il mourut. Les autres s’enfuirent vers le village. Frêles jambes tenta de fuir, Une herbe fine appelée njaambul s’accrocha à ses pieds. Ses jambes se brisèrent et il mourut. Petite bouche s’efforça de crier. Sa bouche se fendit jusqu’aux oreilles.  Et il rendit l’âme. Grosse tête arriva jusqu’au village et se mit à raconter : – « Gros ventre, Frêles jambes et Petite bouche ont tous péri ! ». Puis il hocha la tête et son cou se rompit !

 

Ce conte est extrait du recueil « au fil des contes sereer » rassemblés par Raphaël Ndiaye et Amade Faye édité par IFAN et ENDA, à Dakar 2002, dans la collection « Clair de Lune ».

 

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5 avril, 2014

Carreau-de-beurre et Morceau-de-terre (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 18:34

Carreau-de-beurre et Morceau-de-terre étaient co-épouses et Grande guêpe était leur mari. Carreau-de-Beurre était chargée du puits, de la corvée d’eau. Morceau-de-Terre cuisinait. Un morceau de terre ne fond pas au contact de la chaleur, et le beurre ne se dissout pas dans l’eau. Elles vécurent ainsi longtemps. Mais un jour, elles se disputèrent. Et chacune d’elles décida de s’abstenir de rendre service à l’autre. Ainsi Carreau-de-beurre dit à Morceau-de-terre : – Désormais si tu comptes sur moi tu mourras de soif ! Morceau-de-terre répliqua : – S’il te faut compter sur moi, toi aussi, tu mourras sûrement de faim ! Et chacune décida de s’occuper toute seule de ses charges. Morceau-de-Terre se rendit au puits, mais au moment où elle puisait une goutte d’eau tomba sur elle et la dissout. Carreau-de-Beurre se rendit à la cuisine, elle alimenta le feu, mais au moment où elle se penchait pour souffler sur la braise, elle fondit. Grande guêpe se ceignit les reins pour aller les enterrer, mais il se rompit la taille.

 

Ce conte est extrait du recueil « Des contes wolof ou la vie rêvée », rassemblés par Chérif Mbodj et Lilyan Kesteloot édités par IFAN et Enda, à Dakar, en 2001 dans la collection « Clair de lune ».

 

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3 avril, 2014

Le chasseur et le génie voleur de femmes (conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 15:16

Il y avait un génie qui volait la femme des nouveaux mariés. Quiconque se mariait se voyait privé de sa nouvelle épouse, enlevée par le génie. Un brave et téméraire chasseur apprit la nouvelle et annonça qu’il irait chercher une femme dans ce pays, afin de savoir si les hommes y sont sans valeur. Après avoir dit cela, il se prépara et partit. Quand il arriva dans la cité, on le reçut avec faste. Le roi lui demanda le motif de sa visite. Le chasseur lui dit qu’il venait prendre femme. Le roi lui dit : – Ici tu ne peux obtenir une femme, car à tous ceux à qui on a donné une épouse, le génie l’a enlevée et toutes ces épouses ont été ainsi perdues à jamais. Le jeune homme répondit au roi : – Moi je suis un chasseur. Le génie, la bravoure qu’il nous montre,.. si tu me donnes ta fille en mariage et s’il me la prend, je lutterai avec lui. Toi, observe-moi simplement, ne te préoccupes que de moi. Le roi dit : – Ce que tu dis, est-ce que c’est sûr ? L’homme répondit : – C’est sûr. Le roi lui donna une femme. Le mariage fut célébré durant trois jours. Lorsque les invités furent partis, le jeune homme rentra avec son épouse dans leur chambre. Dès qu’ils se couchèrent, le mari tenta de la toucher dans l’obscurité, mais ne trouva rien. Il s’inquiéta. Il se leva et alla voir le père de la mariée. Il lui dit qu’en effet, il avait eu raison. Le génie est venu voler mon épouse ! Le matin, il alla trouver un marabout et lui dit : – J’ai épousé une femme et le génie est venu la prendre. Le marabout regarda les signes et lui dit : « Le génie, toutes les personnes qu’il a enlevées d’ici, il les a emportées au-delà du fleuve. Si tu peux dépasser le fleuve, tu pourras tuer les génies. Les génies se trouvent dans une antilope-jument. Dans cette antilope, il y a un kewel. Dans cette petite antilope, il y a un corbeau. Dans ce corbeau, il y a un œuf. Cet œuf, si tu l’écrases, les femmes volées par le génie vont t’apparaître ». Le marabout dit encore : – L’antilope Koba quitte son logis vers onze heures pour aller boire à la roche qui se trouve dans le fleuve. Louti est son nom. Le chasseur partit, prit sa gibecière, y mit sa nourriture et se fit accompagner de son chien. Aussitôt qu’ils furent sortis de la ville, un lion les vit, rugit et courut vers eux. L’homme s’agenouilla pour tirer, le lion lui demanda : – Que vas-tu faire ? Le chasseur lui dit : – On a volé ma femme, je suis à sa recherche; si tu veux m’attaquer, je te tue ! Le lion lui dit : – Partons donc, je m’en vais t’aider. Ce que peut faire un ou deux, trois le feront mieux. Ils marchèrent longtemps ; un aigle venant on ne sait d’où plana au-dessus du chasseur. L’homme voulut le tuer, l’aigle dit : – Que vas-tu faire de moi ? – On a volé ma femme, je suis à sa recherche. Si tu m’attaques, je te tue tout de suite. L’aigle lui dit : – Allons-y, je vais t’aider. Ce que deux ou trois peuvent, quatre le pourront mieux. L’homme, avec les trois animaux, chemina dans la brousse. Quand ils arrivèrent au bord du fleuve, le lion creusa un trou profond, ils s’y tapirent, bien cachés. Vers onze heures, l’antilope-Koba arriva pour boire au rocher du fleuve. Le lion bondit et tomba sur elle ; il l’éventra. La petite antilope sortit du ventre et se mit à courir. Le chien la poursuivit. Ils coururent sur deux longueurs de sas, le chien l’attrapa et l’éventra. Un corbeau en sortit et s’envola. L’aigle le rencontra en l’air et le percuta, le corbeau tomba, l’aigle l’éventra. Un œuf en sortit et roula sur le sol, le chasseur l’écrasa. Aussitôt on entendit de l’autre rive du fleuve, les cris de nombreuses femmes. L’homme retourna à la ville pour appeler les habitants. Quand ils vinrent, chacun prit sa pirogue, le chasseur, lui, monta sur le lion, ils traversèrent le fleuve. Là-bas il reconnut sa femme, la reprit et rentra avec elle.

 

Ce conte est extrait du recueil « Des contes wolof ou la vie rêvée », rassemblés par Seydou Nourou Ndiaye et Lilyan Kesteloot édités par IFAN et Enda, à Dakar, en 1998 dans la collection « Clair de lune ».

 

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29 mars, 2014

Boori ou la vache perdue (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 15:00

Un enfant était parti faire paître le troupeau de son père. Il perdit une vache du nom de Boori. Son père lui dit : « Tu ne mangeras et ne boiras que lorsque tu m’auras ramené Boori. » L’enfant se mit à marcher, à marcher. Lorsqu’il arriva dans un village il chanta : « O Boori, ô Boori Boori la brave Si calme qu’était le troupeau Boori était en éveil Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori ». – Boori n’est-elle pas passée par ici ? (On lui dit :) – Ey ! Boori est passée ici il y a 30 hivernages, un Peul la conduisait. Il se remit à courir ; arrivé dans un autre village, il chanta à nouveau : « O Boori, ô Boori Boori la brave Si calme qu’était le troupeau Boori était en éveil Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori ». – Boori n’est-elle pas passée par ici ? – Boori est passée par ici du temps où cette femme qui égrène le mil sous l’arbre à palabres tétait encore sa mère. Il se remit à courir, atteignit un hameau et dit : « O Boori, ô Boori Boori la brave Si calme qu’était le troupeau Boori était en éveil Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori. » – Boori n’est-elle pas passée par ici ? – Boori est passée ici le jour du baptême de ce garçon qui doit être circoncis vendredi prochain. Boori a même mangé de la bouillie de mil. Hâte le pas. Il se remit à courir, courir jusqu’à un village et chanta : « O Boori, ô Boori Boori la brave Si calme qu’était le troupeau Boori était en éveil Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori. » – Boori n’est-elle pas passée par ici ? – Boori est passée ici avant hier, Dieu sait qu’elle a même aidé à ôter les fibres de ce baobab. Il courut et dit : « O Boori, ô Boori Boori la brave Si calme qu’était le troupeau Boori était en éveil Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori. » – Boori n’est-elle pas passée par ici ? – Elle se trouve parmi les bœufs d’un Peul dont le troupeau vient de s’abreuver dans ce marigot. Hâte le pas. L’enfant courut et trouva le Peul en train de se laver les pieds. Il dit : – Je cherche une vache du nom de Boori et c’est celle-ci. – Laquelle ? dit le Peul. – Celle-ci. – Cette vache m’est destinée, voici sa mère, (répondit le Peul). – Mon père m’avait envoyé en transhumance et je l’ai perdue, il a dit que je ne mangerai et ne boirai que lorsque je la lui aurai ramenée car c’est elle la vache aînée du troupeau. J’ai fait préparer du couscous et me suis lancé à travers la brousse. Cela fait trente ans que je la cherche. Maintenant, faisons comme ceci. Je vais me mettre de côté et l’appeler Boori. Si elle ne me répond pas, c’est signe qu’elle ne m’appartient pas ; si elle vient à moi, tu sauras qu’elle m’appartient. Le Peul répondit : Bismillahi. Le jeune homme se mit de côté et chanta : « O Boori, ô Boori Boori la brave Si calme qu’était le troupeau Boori était en éveil Dans le troupeau de Mbaamaan ô Boori. » Boori commence à courir ; elle se jeta sur lui et se mit à le lécher. – En toute franchise, cette vache t’appartient, prends-la et rentre chez toi, dit le Peul.

 

Ce conte est extrait du recueil « Au fil des contes seereer » rassemblés par Marie Madeleine Diouf édités aux éditions Enda-INFAN à Dakar-Sénégal 1998 dans la collection « Clair de lune ».

 

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25 mars, 2014

La hyène et les singes (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 15:57

Depuis plusieurs jours, Gbongo la Hyène hurlait de faim. Elle décida d’aller rencontrer Emblé la Mygale pour lui confier son malheur. – Prends un tambour, une marmite, du feu et va trouver les Singes, lui dit l’Oracle.

 

La hyène réfléchit longuement, prit un tambour, une marmite et se dirigea vers un bois où Bacouya le Cynocéphale avait l’habitude de descendre avec les siens. Gbongo remplit sa marmite d’eau, la posa sur un feu doux et se mit à battre frénétiquement le tambour. Les Singes arrivèrent nombreux. – Je viens des confins chargés d’un procédé qui rend invulnérable, leur lança-t-elle. Il me suffit seulement de vous faire cuire longtemps dans cette marmite. Joignant l’acte à la parole, elle sauta dans le vase. Quelques instants plus tard, elle bondit en criant : – Approcher sans méfiance, les amis ! Venez vous faire cuire pour résister aux maladies, à l’étreinte de Mourou la Panthère et aux flèches meurtrières de l’Homme cet ennemi connu. Les singes s’approchèrent tous à l’exception d’un jeune mâle : Kpa, cerveau de la bande qui sur une branche grimaçait. – Et maintenant, un à un, sautez dans la marmite, fit-elle maintenant le couvercle du vase ouvert. Dix gros mâles s’y précipitèrent. D’un geste rapide, la hyène rabattit le couvercle et attisa le feu. Les autres singes s’éparpillèrent avec des cris gutturaux.

 

- Apprenez, chers amis, que dans ce vaste domaine sans loi qu’est la brousse : seule l’intelligence rend invulnérable, lança la méchante bête aux fuyards !!

 

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22 février, 2014

L’avare (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 18:51

Il était une fois un homme très riche. Il était sans doute l’homme le plus riche de son village. Il était également l’homme le plus avare à telle enseigne qu’on le surnommait M’bibizo signifiant  » l’homme avare « . M’bibizo était unique par son caractère avare, il n’avait ni femme ni employé, il exécutait lui-même tous les travaux domestiques et il était fier de ne rien dépenser.

 

Un jour, dans l’accomplissement de ses travaux, M’bibizo tomba dans un puit et poussa un cri d’appel au secours très violent :  » A l’aide, à l’aide !  » Hurlait-il. Aussitôt, son voisin le plus proche accourut et lui tendit la main en s’exclamant :  » M’bibizo, donne-moi ta main que je te sorte du puit.  » Mais M’bibizo détestait donner quoique ce soit et c’est avec retard qu’il finit par tendre sa main. Ce long temps de réaction lui fut fatal. Sans doute aurait-il survécu si son voisin lui avait dit :  » prend ma main « .

 

Les sages du village retinrent que ce fut bien l’avarice qui finit par tuer le riche M’bibizo.

 

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18 février, 2014

Les trois fils et la vérité (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 15:52

Le Royaume de Sabou avait un puissant chef du nom de Moro. Non seulement Moro était puissant mais en plus il était détenteur d’un bâton magique permettant de diriger la foudre.

 

Un jour, Moro sentit la fin de sa vie arriver. Il fit venir ses enfants afin de leur parler :  » Mes fils, écoutez-moi ! Je suis devenu faible, il faut que le plus courageux d’entre vous me remplace. Pour que je choisisse mon successeur, il faut que chacun me conte son œuvre la plus fantastique.  »

 

Le premier de ses fils pris alors la parole :  » Père, tu te souviens lorsque les envahisseurs ont attaqué notre Royaume. Moi seul les ai combattus et les ai mis en déroute avec pour seule arme mes mains alors qu’ils étaient fortement armés et nombreux.  »

 

Le deuxième fils parla à son tour :  » Père, tu te souviens lorsque les lions de la grande forêt ont attaqué notre peuple. Moi seul ai osé les combattre et les ai mis à mort avec comme seul arme mes poings.  »

 

Ce fut alors au tour du troisième enfant de Moro :  » Il est vrai que nous avons été attaqués par des envahisseurs et par des lions. Moi, je ne les ai pas combattus seul et ni avec mes mains. J’ai pris mes meilleures armes et appelé l’armée ce qui a permis de vaincre les lions et de repousser nos agresseurs.  »

 

Le vieux chef, après l’audition de ses trois enfants réfléchit pendant longtemps et déduit que l’enfant le plus courageux était celui qui avait dit la vérité c’est à dire son troisième fils.

 

Moro l’appela et lui dit :  » Puisque tu as dit la vérité, tu es le plus courageux. Je te remets le sceptre de Viziok qui te permettra de diriger le royaume de Sabou une fois ma fin venue.  »

 

Ses deux autres enfants apprirent alors à leurs dépens que dire la vérité est souvent l’acte le plus courageux qui existe en ce monde.

 

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3 février, 2014

Le pauvre Lazard (Conte africain)

Classé dans : — unpeudetao @ 18:38

Lazard était un pauvre cultivateur qui se contentait du peu qu’il avait. Ses trois enfants lui apportaient le bonheur car chacun avaient un don particulier.

 

Le premier de ses enfants avait le don de clairvoyance, le deuxième avait le don de voler à grande distance et le troisième possédait le don de guérison.

 

Un jour, alors que tous ses enfants étaient aux champs, Lazard tomba très gravement malade au point de mourir dans l’immédiat si rien n’était fait.

 

Au même moment, l’enfant ayant le don de clairvoyance vit l’état de son père et appela ses frères :  » Père est très souffrant, nous devons rentrer au plus vite !  » Le deuxième enfant ayant le don de voler les pris sur ses épaules et les porta du champ jusqu’à la maison. Le troisième enfant au don de guérison miraculeuse utilisa son pouvoir pour guérir leur père.

 

Tous furent heureux de voir leur père sur pieds. Puis chacun des enfants revendiqua à lui seul le mérite d’avoir sauvé leur père. Le premier dit :  » Si je n’avais rien vu, vous n’auriez jamais vu qu’il se passait quelque chose d’anormal à la maison.  » Le deuxième soutint sa position en s’exclamant :  » Si je ne vous avais pas portés immédiatement à la maison, notre père bien-aimé serait mort avant notre arrivée.  » Le troisième ajouta :  » C’est mon don de guérison miraculeuse qui a sorti Père de son mal.  »

 

Selon vous, qui de ses trois enfants a vraiment sauvé son père ?

 

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