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24 juin, 2012

Sérénade printanière, Augusta HOLMÈS

Classé dans : — unpeudetao @ 15:41

 

Hier comme aujourd’hui, ce soir comme demain,
Je t’adore !
Quand je vois ton regard, quand je frôle ta main,
C’est l’aurore !

 

Qui donc nous avait dit que le monde est méchant,
Que l’on souffre,
Que la vie est un pont qui tremble, se penchant
Sur un gouffre ?

 

Où donc sont les ennuis, les erreurs, les dangers,
Les désastres ?
Avril gazouille et rit dans les tendres vergers
Fleuris d’astres !

 

Le sombre hiver a fui ; le radieux printemps
Nous délivre.
Viens mêler à mes pleurs tes baisers haletants ;
Je veux vivre !

 

Nos coeurs sont confondus, nos âmes pour toujours
Sont unies ;
Nous avons épelé le livre des amours
Infinies !

 

Et je ne vois plus rien que l’éclair de tes yeux
Pleins de fièvres..
Viens ! je veux soupirer les suprêmes aveux
Sur tes lèvres !..

 

Augusta HOLMÈS (1847-1903).

 

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