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29 octobre, 2013

Sonnet, Léon-Nicolas CHAMPION

Classé dans : — unpeudetao @ 18:37

Quand le sylphe argenté, dans le sein d’une rose,
S’endort, ivre de joie et lassé de cueillir
Sur les fleurs des baisers brûlant sa bouche rose,
Il sent un tel bonheur qu’il en voudrait mourir.

 

Comme lui, le poète, errant sur toute chose,
S’élance dans les cieux pour y pouvoir ravir
Le génie enflammé, comme une source éclose
Aux lèvres de la Muse, et qui ne peut tarir.

 

Alors il chantera l’enfance et son sourire,
La vie et ses douleurs ; et, si le Dieu l’inspire,
Son nom dans l’avenir brave les coups du sort.
Puis, lorsqu’il sentira venir l’heure dernière,
Calme, il murmurera sa suprême prière,
Et videra d’un trait la coupe de la Mort.

 

Léon-Nicolas CHAMPION (XIXe siècle).

 

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