31 août, 2013

Sonnet, Wilfrid LUCAS

Classé dans : — unpeudetao @ 15:07

Maître, je t’ai suivi dans cet amphithéâtre
Où ton art secourable, à l’heure du danger,
A tant de fois dompté le mal opiniâtre
Que ton coup d’œil certain sait aussitôt juger.

 

Je t’ai vu salué par la foule idolâtre,
De ton troupeau souffrant impassible berger,
Pour ceux que la fortune a traités en marâtre
Refaire la nature ou bien la corriger.

 

J’ai vu, lorsque l’interne exprimait sa surprise,
Quand les larmes mouillaient les yeux de la sœur grise,
Le moribond en toi mettre son dernier vœu.

 

Et j’ai dit : « Parmi nous, si chétifs que nous sommes,
Celui-là seul est grand qui soulage les hommes,
Celui-là seulement se rapproche de Dieu. »

 

Wilfrid LUCAS (1832-1976).

 

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