• Accueil
  • > Tombeau, Antoine de COTEL

21 octobre, 2012

Tombeau, Antoine de COTEL

Classé dans : — unpeudetao @ 18:52

Nous sommes moins que rien, et de la vie humaine
Le cours est moins certain qu’une ombre qui s’enfuit,
Que les flots de la mer, qu’un fantôme de nuit,
Ou que le vain portrait que rend une fontaine ;

 

Sujets au froid, au chaud, souci, travail et peine,
Toujours désir nouveau dedans le coeur nous cuit,
L’heur nous enfle soudain, espoir de près le suit,
Aussitôt terrassé par la crainte incertaine.

 

Ores l’ambition nous tient en ses liens ;
Ores l’avare soif d’amonceler des biens
Pour quelque ingrat suivant nous sert d’une furie.

 

Bref, de quelque côté que l’homme puisse aller,
Misère au pas la suit. Faut-il donc l’égaler
À l’espoir très certain d’une meilleure vie ?

 

Antoine de COTEL (1550-1610).

 

*****************************************************

 

 

Une réponse à “Tombeau, Antoine de COTEL”

  1. unpeudetao dit :

    Note :

    - L’heur : Le bonheur.

Laisser un commentaire

Ilona, Mahée et Mila. |
Amour, Beauté, Paroles, Mots. |
Les Ailes du Temps |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | David Besschops
| professeur.de.français
| billierose