2 novembre, 2012

Toussaint, Georg TRAKL

Classé dans : — unpeudetao @ 6:49

À Karl Hauer.

 

Les petits hommes, les petites femmes, compagnons tristes,
Viennent aujourd’hui répandre des fleurs bleues et rouges
Sur leurs caveaux qui timidement s’allument.
Ils agissent devant la mort en pauvres marionnettes.
Ô ! comme ils semblent ici pleins de peur et d’humilité,
Quand des ombres se tiennent derrière les buissons noirs.
Dans le vent d’automne lamentent les pleurs de ceux qui ne sont pas nés,
On voit aussi des lumières se perdre en flammeroles.
Des soupirs d’amants s’exhalent dans des branchages
Et la mère là-bas pourrit avec l’enfant.
La ronde des vivants semble irréelle.
Et curieusement éparpillée au vent du soir.
Leur vie est si confuse, pleine de tourments tristes.

 

Aie pitié, Dieu, de l’enfer et du martyre des femmes,
Et de ces lamentations funèbres sans espoir.
Des solitaires en silence errent dans la salle des étoiles.

 

Georg TRAKL (1887-1914), poète allemand.

 

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Une réponse à “Toussaint, Georg TRAKL”

  1. unpeudetao dit :

    Prière à saint Jean.

    Ô glorieux Apôtre, qui avez été si cher à Jésus que vous avez mérité de reposer votre tête sur sa divine poitrine, et d’être, par lui et en sa place, donné comme fils à sa très sainte Mère ;

    Mettez en mon coeur un amour vif pour Jésus et pour Marie.

    Obtenez-moi du Seigneur, que moi aussi, avec un coeur pur de toute affection terrestre, je sois digne d’être toujours uni ici-bas à Jésus, comme fidèle disciple, et à Marie, comme un fils dévoué,

    afin de leur rester éternellement uni dans le ciel.

    Ainsi soit-il.

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