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8 juin, 2010

Une guirlande, Bluette Staeger

Classé dans : — unpeudetao @ 5:09

Une guirlande

 

Moi, untel, le vagabond qui n’a pas de maison,
Qui dort, au fond d’une cour, sur un carton,
Ou entre Orly et le Parc Montsouris, sous un pont,
Dans mon bric-à-brac au milieu de mes chiffons,
J’ai trouvé une immense guirlande en crépon.

 

Un sourire s’opposant à mes humeurs vêtues d’ombres
Éclaire mes voix intérieures tristes et sombres.
En rassemblant l’amour ressuscité des décombres,
J’ai pu accrocher à ma guirlande des fleurs de lumière
Pour que la terre ne ressemble plus à un cimetière.

 

Afin que les esprits qui sommeillent s’éveillent
Et pour qu’en haut, bien plus haut, s’illumine le ciel,
Je l’ai offert à Jonathan Livingston le goéland,
Ce bel oiseau volontaire et libre que j’aime tant,
Qui, malgré mes ailes brisées, reste mon modèle.

 

L’oiseau a volé au-dessus de tous les royaumes,
Pirouettant et tirant la guirlande accrochée à son âme,
Allant vite, très vite, pour semer ce qui est infâme.
Oh, il a dû se battre contre toutes sortes de fantômes,
Il est revenu tout rayonnant du pays des gnomes.

 

On voit à nos pieds prendre feu des étincelles d’espoir,
Des rires et tendresses se partagent à la tombée du soir.
Tous les religieux prient et apprennent la tolérance,
Chantant la joie, la liberté, l’amitié et la délivrance.
Le goéland s’envole haut, très haut, dans la luminescence.

 

Bluette Staeger.
Poèmes engagés, « Amour, solidarité et action. »

 

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http://unpeudetao.unblog.fr

 

 

2 réponses à “Une guirlande, Bluette Staeger”

  1. legonepeint dit :

    BONJOUR GONE,encore un très jolie poëme,pour l’espoir espérons qu’elle est raison!passe une bonne journée,amitiés,claude

    Dernière publication sur UN PEU DE TOUT, du rire et du sérieux : Fleurs d'idris

  2. unpeudetao dit :

    Jonathan Livingston le goéland – Wikipédia :

    Jonathan Livingston le goéland est une histoire métaphorique écrite en 1970 par l’ écrivain américain Richard Bach, ancien pilote de l’armée de l’air américaine. Un film a été tiré de cette histoire.

    Jonathan est un petit goéland pas comme les autres, il ne se contente pas de voler pour pêcher non, il aime voler pour voler, c’est sa passion. Il cherche toujours à améliorer ce qu’il sait faire, tandis que son entourage l’incite à se comporter comme tout goéland qui se respecte – et donc respecter les autres membres de son espèce :
    ne prendre les airs que pour se nourrir.

    Jonathan doit poursuivre sa quête en solitaire ; il est chassé du clan. Un jour, il fera de nouvelles rencontres, et prêchera le vol comme une religion…

    Le message que Richard Bach a souhaité faire passer se résumerait en une phrase : Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être.

    Mais cette histoire d’une centaine de pages, parue en 1970 sous le titre original de Jonathan Livingston Seagull, a eu une portée bien plus importante. Beaucoup de formateurs en développement personnel recommandent sa lecture.

    Ce type de métaphore ne va pas sans trouver d’écho dans l’ anticonformisme, ainsi dans le courant de pensée prônant la recherche d’identité individuelle. Mais ce qui apparaît de manière très nette est une forte exigence de perfectionnement que l’on retrouve dans le parcours philosophique de celui qui sort de la caverne, dans la célèbre allégorie du Livre VII de La République, de Platon.

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