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16 juillet, 2015

Une victime de la calomnie, Louis de VEYRIÈRES

Classé dans : — unpeudetao @ 17:39

Tu voulais que mon nom eût une flétrissure, Toi qui me hais toujours et devait tant m’aimer ! Ô vil serpent, mon cœur saigne de ta morsure, Car j’étais hier l’oiseau que tu savais charmer. Le Seigneur l’a permis ! Oh ! mon mal, je t’assure, Me brûle sans relâche et me doit consumer ; Mon crime fut bien grand : J’en juge à la blessure, Oui, ma plaie est profonde et ne peut se fermer ! Le malheur à ton tour devant tes yeux se lève ; Il te montre du doigt mon sein percé d’un glaive ; Il te suivra longtemps comme un puissant remord ; Et, moi, quand je m’adresse à toute la nature, La bienfaisante main de nulle créature Ne saura me guérir.. hors celle de la mort !

 

Louis de VEYRIÈRES (XIXe s.).

 

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